Chronologie établie à partir des ouvrages suivants : MALTI Djallal, La nouvelle Guerre d'Algérie : dix clés pour comprendre, Coll. Sur le Vif, La Découverte ; Paris 1999. MARTINEZ Luiz, La guerre civile en Algérie, Coll. Recherches internationales du CERI, Karthala, Paris, 1998. STORA Benjamin, Histoire de l'Algérie depuis l'indépendance, Coll. Repères n° 140, La Découverte, Paris, 1995. et du site Internet http://www.multimania.com/troubles.htm
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18 mars : signature des accords d'Evian
1 juillet : référendum en Algérie : adoption des accords consacrant l'indépendance de l'Algérie
3 juillet : Proclamation de l'indépendance de l'Algérie. Arrivée à Alger du GPRA dirigé par Ferhat Abbas
9 septembre : L'ANP commandée par Houari Boumédienne entre à Alger
20 septembre : élection d'une assemblée constituante
27 septembre : Mohamed Boudiaf crée le Parti de la Révolution Socialiste
29 mars : Ahmed Ben Bella présente le décret sur l'autogestion
14 août : Ferhat Abbas démissionne de la Présidence de l'Assemblée Nationale
8 septembre : référendum sur la Constitution, instauration du parti unique
29 septembre : formation d'une guérilla en Kabylie contre le régime de Ben Bella par Hocine Aït Ahmed. Création du Front des Forces Socialistes (FFS)
17 octobre : Hocine Aït Ahmed est arrêté en Kabylie
19 juin : Un conseil de la Révolution, dirigé par le colonel Houari Boumédienne, démet Ahmed Ben Bella de ses fonctions et déclare assumer tous les pouvoirs. C'est un coup d'état militaire
juin : le film "la bataille d'Alger " de Gilles Pontocorvo obtient le Lion d'or à la Mostra de Venise. Le film est interdit en France
15 décembre : le président Houari Boumédienne destitue le colonel Tahar Zbiri, chef d'état major entré en dissidence, et assure désormais le commandement de l'ANP
27 décembre : les gouvernements français et algérien signent un accord portant le contingent annuel des travailleurs algériens, candidats à un emploi en France à 35000 pour une période de 3 ans
24 février : nationalisation des pipe-lines, du gaz naturel et de 51% des avoirs des sociétés pétrolières françaises
8 novembre : promulgation de l'ordonnance portant sur la révolution agraire et la charte de la révolution agraire
19 septembre : le gouvernement algérien décide la suspension unilatérale de l'émigration vers la France
3 juin : mort du leader nationaliste Messali Hadj. Le 7 juin plus de 20000 personnes participent à son enterrement à Tlemcen
10 avril : pour la première fois, un chef d'Etat français, Valéry Giscard d'Estaing, se rend en visite officielle en Algérie indépendante
mai : le film de Mohamed Lakhdar-Hamina, "Chronique des années de braise ", obtient la Palme d'or au festival de Cannes
27 juin : référendum sur la Charte Nationale
19 novembre : la Constitution algérienne est approuvée par référendum (99% de "oui ")
10 décembre : Houari Boumédienne est élu Président de la République
27 décembre : décès de Houri Boumédienne Rabah Bitat assume l'intérim à la tête de l'Etat
7 février : le colonel Chadli Bendjedid est désigné président de la République
20 avril : " Printemps Berbère " A Tizi-Ouzou, trois jours d'émeute suivent l'expulsion des enseignants et étudiants de l'Université, occupée le 7 avril (à la suite de l'interdiction d'une conférence de l'écrivain Mouloud Mammeri) les insurgés réclament la reconnaissance de la culture berbère en Algérie
30 octobre : levée des "mesures particulières " prises à l'encontre de l'ex-président Ahmed Ben Bella et du colonel Tahar Zbiri
30 novembre : François Mitterand, en visite à Alger, propose que les rapports franco-algériens soient "un symbole des relations nouvelles entre le Nord et le Sud "
2 novembre : incidents violents à la cité universitaire Ben Aknoum entre "progressistes " et "islamistes "
12 janvier : réélection du président Chadli Bendjedid avec 95,3% des suffrages
16 avril : grande manifestation islamiste à Kouba lors des obsèques de Cheikh Soltani
29 mai : constitution, a Chantilly, du Mouvement pour la Démocratie en Algérie (MDA) d'Ahmed Ben Bella
9 juin : un "code de la famille " est adopté par l'Assemblée Nationale populaire, qui restreint les droits de la femme
avril : procès de 135 fondamentalistes musulmans accusés d'appartenir à une organisation clandestine, le Mouvement Islamique en Algérie
30 juin : création d'une Ligue des droits de l'homme dirigée par M° Ali Yahia, reconnue par la LIDH, elle n'obtient pas de visa gouvernemental
16 janvier : adoption de la nouvelle Charte Nationale par référendum (98,37% de "oui ") elle insiste sur le caractère progressiste de l'islam, et encourage le secteur privé
8-12 novembre : de violentes manifestations de lycéens et d'étudiants ont lieu à Constantine et à Sétif
7 avril : Ali Mecili, avocat au barreau de Paris, fondateur du journal "Libre Algérie " animé par le FFS, est assassiné
24 juin : 202 inculpés, islamistes, comparaissent devant la Cour de sûreté de l'Etat de Médéa
4 octobre : début des émeutes à Alger, le centre commerçant d'Alger est saccagé
10 octobre : un bilan officieux de six jours d'émeutes fait état de 600 morts. Un collectif de 70 journalistes demande la liberté de la presse, le président Chadli Bendjedid apparaît à la télévision et promet des réformes politiques
3 novembre : référendum pour la modification de la Constitution qui rend le gouvernement responsable devant le Parlement (92,27% de "oui ", 80,3% de taux de participation)
5 novembre : Kasdi Merbah est nommé Premier ministre en remplacement d'Abdelhamid Brahimi
22 décembre : réélection de Chadli Bendjedid à la présidence de la République algérienne
5 février : la presse algérienne publie le texte de la nouvelle Constitution qui ne fait plus référence au socialisme ni au FLN, le projet de la loi fondamentale ouvre la voie au multipartisme (art.40)
15-17 février : création de l'Union du Maghreb Arabe (UMA)
10 septembre : Mouloud Hamrouche remplace Kasdi Merbah à la tête du gouvernement
14 septembre : le gouvernement légalise le Front Islamique du Salut (FIS), créé quelques mois plus tôt
28 octobre : mort de Kateb Yacine, grand écrivain algérien le 1° novembre, à Alger, son enterrement donne lieu à des incidents avec des islamistes
15 décembre : retour de Hocine Aït Ahmed en Algérie, son parti le FFS avait obtenu sa reconnaissance officielle le 20 novembre
20 avril : 100000 partisans du FIS manifestant à Alger, en réclamant, entre autres, l'abandon du bilinguisme et l'application de la charria en Algérie
17 mai : plusieurs dizaines de milliers de militants du FLN manifestent à Alger
31 mai : 100000 partisans de Hocine Aït Ahmed défilent à Alger à l'appel du FFS
12 juin : retour de Ahmed Ben Bella en Algérie au terme de 10 ans d'exil
26 décembre : par une majorité écrasante (173 voix contre 8) les députés algériens adoptent le projet de la loi sur la généralisation de l'utilisation de la langue arabe
27 décembre : 400000 personnes défilent à Alger pour la Démocratie, contre la généralisation de la langue arabe
17 janvier : début de la guerre du golfe
12-13 mars : grève générale lancée par l'UGTA suivie par 90% des fonctionnaires
5 juin : affrontements meurtriers entre islamistes et forces de l'ordre. l'état de siège est instauré, Sid Ahmed Ghozali est nommé Premier ministre en remplacement de Mouloud Hamrouche
15 juin : appel de FIS à la grève générale
30 juin : les deux dirigeants du FIS Abassi Madani et Ali Benhadj sont arrêtés et emprisonnés
26 décembre : au premier tour des élections législatives le Fis obtient 188 sièges sur 430 à pourvoir, le FFS 25 sièges et le FLN 16 sièges
2 janvier : quelque 300000 personnes manifestent à Alger, à l'appel du FFS pour "ni état policier, ni République intégriste " pou "la sauvegarde de la Démocratie "
5 janvier : création d'un Comité National pour la sauvegarde de l'Algérie
14 janvier : un Haut Comité d'Etat (HCE), présidé par Mohamed Boudiaf, prend le pouvoir
29 juin : le président Mohamed Boudiaf est assassiné par un membre de sa garde à Annaba
2 juillet : Ali Kafi est coopté à la tête du HCE
8 juillet : après la démission de Sid Ahmed Ghozali, Belaïd Abdesselem est chargé de former le nouveau gouvernement
15 juillet : le tribunal militaire de Blida condamne Abassi Madani et Ali Benhadj à 12 ans de réclusion
26 août : un attentat à l'aéroport d'Alger fait 9 morts et 128 blessés
30 septembre : décret-loi sur "la lutte contre le terrorisme et la subversion " qui fixe à 16 ans, au lieu de 18, l'âge de la responsabilité pénale pour les crimes relevant du terrorisme. L'identité des magistrats ne peut-être divulguée sous peine d'emprisonnement de deux à cinq ans
1-9 décembre : dissolution de 123 mairies et de plus de 200 conseils municipaux contrôlés par le FIS
décembre : le couvre-feu est instauré dans la région d'Alger, les wilayas de Blida, Boumerdes, Tipasa, Bouira, Médéa et Aïn Defla
22 février : mise en place de trois cours de juridictions d'exception à Constantine, Oran et Alger
mars : le rapport annuel d'Amnistie International (1993) dénonce l'usage de la torture en Algérie
mars-juillet : premiers attentats visant des personnalités civiles ayant soutenu l'interruption du processus électoral et des ressortissants étrangers
16-17 mars : Djilali Liabes, ancien ministre de l'Enseignement supérieur et Laadi Flici, membre du Conseil consultatif national, sont assassinés
26 mai : l'écrivain Tahar Djaout est assassiné
15 juin : assassinat de Mahfoud Boucebci, psychiatre de renommée internationale
10 juillet : le général Kalhed Nezzar est remplacé par le général Liamine Zéroual à la tête du ministère de la défense
21 août : Rehda Malek succède à Belaïd Abdesselam à la tête du gouvernement, assassinat de Kasdi Merbah ancien responsable de la Sécurité Militaire (62-79)
31 août : exécution de 7 islamistes le bilan des peines capitales prononcées depuis le début de l'année s'élève à 278
10 octobre : assassinat de Djilali Belkhenchir, professeur en pédiatrie
24 octobre : trois agents consulaires français sont enlevés à Alger et libérés quelques jours après
25 décembre : le HCE décide de prolonger son mandat jusqu'au 31 janvier 1994
25 janvier : ouverture à Alger de la "conférence nationale " boycottée par les principaux partis d'opposition
30 janvier : le Haut Conseil de Sécurité (HCS) confie la "présidence de l'Etat " au général Liamine Zéroual
24 février : libération anticipée de deux hauts responsables du FIS Djeddi et Boukhamkham
5 mars : Ahmed Asselah, directeur de l'école des beaux-arts d'Alger est assassiné
19 mars : les islamistes décrètent Blida "ville morte " les commandos de l'armée investissent la ville, plusieurs dizaines de victimes
27 mars : le leader du RCD (Rassemblement pour la Culture et la Démocratie) Saïd Sadi lance un appel à la "résistance "
7 avril : de sa prison Ali Benhadj fait une proposition de dialogue pour résoudre la crise sans toutefois condamner la violence
8 mai : 2 religieux français sont tués à la Casbah d'Alger, quelques milliers de partisans du "dialogue " défilent à Alger
18 mai : le FLN critique la répression contre les islamistes
31 mai : assassinat de Salah Djébaïli recteur de l'Université Bab Ezzouar à Alger
1° juin : l'Algérie obtient un rééchelonnement de sa dette extérieure estimée à 26 milliards de dollars (146 milliards de francs)
6 juin : assassinat d'un journaliste en plein centre d'Alger, depuis mai 93, 14 journalistes ont été tués
7 juin : le ministre de l'intérieur renforce la censure étatique sur les médias
51 juin : l'ancien chef du GIA A. Layada est condamné à mort
18 juin : assassinat de M° Youcef Fathallah président de la Ligue Algérienne des Droits de l'Homme
24 juin : deux bombes explosent sur le parcours d'une marche organisée par le MPR et le RCD pour réclamer la vérité sur l'assassinat de M. Boudiaf bilan 2 morts et 64 blessés
5 juillet : discours de Liamine Zéroual pour le dialogue "dans le respect de la constitution des lois et dans le rejet de la violence "
12 juillet : le Fis accuse les pays du G7 de "flatter le pouvoir algérien "
15 juillet : les Etats-Unis pressent le pouvoir algérien "d'élargir sa base politique "
2 août : dans un communiqué rendu public, l'instance du FIS à l'étranger annonce une scission à l'intérieur de ses rangs
3 août : trois gendarmes et deux consulaires français sont assassinés lors d'un attentat manqué à la voiture piégé à Alger
5 août : 17 algériens présumés islamistes sont assignés à résidence en France à Folembourg
6 août : le GIA annonce qu'il veut interdire tout enseignement en Algérie le directeur de l'Institut d'agronomie de Blida est assassiné
7 août : Charles Pasqua ministre de l'intérieur français invite les pays occidentaux à réprimer l'activité des militants islamistes
11 août : 11 morts prés de Tlemcen dans l'attaque d'une caserne par les groupes armés islamistes
17 août : dans un denier avertissement l'AIS somme les journalistes algériens de ne plus soutenir le pouvoir
21 août reprise du dialogue politique en l'absence du FFS, RCD, FIS
24 août : en ne délivrant plus ses visas en Algérie la France ferme ses frontières à la majorité des Algériens
25-27 août : trois rencontres ont lieu entre les dirigeants du FIS détenus à la prison militaire de Blida et des émissaires de Liamine Zéroual
26 août : le GIA se dote d'un contre gouvernement désavoué par le FIS
2 septembre : le FIS envisage l'éventualité d'une trêve avec le pouvoir
13 septembre : la présidence algérienne annonce la mise en résidence surveillée des deux responsables du FIS (A. Benhadj et A. Madani)
21 septembre : grève générale en Kabylie pour la reconnaissance de la culture berbère
29 septembre : assassinat à Oran du chanteur de Raï Cheb Hasni
2 octobre : grande manifestation pour la culture berbère en Kabylie
6 octobre : le ministre de l'Education annonce que 600 écoles ont été détruites ou incendiées en Algérie, qu'une cinquantaine d'enseignants ont été tués
8 octobre : un 18° Français est assassiné en Algérie
10 octobre : libération du chanteur Lounès Matoub enlevé le 26 septembre
31 octobre : dans un "message à la nation " le président Zéroual prononce l'échec du "dialogue " et préconise l'intensification de la guerre contre les islamistes
21-22 novembre : les représentants du FLN, du FIS, du FFS, du MDA, du PT, du Ennahada, de la LADDH et du JMC se rencontrent à Rome pour élaborer une plate-forme d'opposition
26 décembre : l'assaut est donné à Marseille contre l'airbus d'Air France d "tourné par un commando du GIA à Alger
janvier : Joseph Belaïche représentant de la communauté juive en Algérie est assassiné tandis qu'un attentat à la voiture piégée fait 42 morts dans la capitale
13 janvier : publication d'un projet de "contrat national " pour sortir de la crise par les principales formations de l'opposition réunies à Rome sous l'égide de la communauté Sant'Egidio
26 janvier : annonce par la Présidence de la tenue d'une élection présidentielle
février : une mutinerie à la prison de Serkadji (Alger) fait plus de 100 morts parmi les prisonniers dont de nombreux islamistes
14 février : début du dialogue avec les partis politiques consacré à l'élection présidentielle
4 avril : création de 4 "zones d'exclusion " autour des champs pétrolifères du Sud
11 juillet : l'imam Sahraoui co-fondateur du FIS est assassiné à Paris
juillet-août : une vague d'attentats attribués aux islamistes algériens frappe la France
28 août : les signataires du "contrat national " appellent à boycotter l'élection présidentielle
16 novembre : élection de Liamine Zéroual à la présidence de la République
31 décembre : fin du gouvernement de M. Sifi remplacé par Ahmed Ouyahyia
18 février : le couvre -feu partiel imposé depuis décembre 1992 est levé
13 mars : participation de l'Algérie au sommet anti terroriste de Charm El Cheikh en Egypte
27 mars : enlèvement de 7 moines trappistes prés de Tibhérine revendiqué par le GIA retrouvés morts le 30 mai
5 mai : le président Liamine Zéroual annonce la tenue d'élections législatives et municipales avant la fin de l'année
28 novembre : référendum sur la révision de la Constitution
janvier : légalisation des Groupes de légitime défense (GLD), milices chargées de suppléer à l'armée dans les zones rurales
5 juin : le RND avec 155 sièges remporte officiellement les élections législatives le MSP obtient 69 sièges le FLN 64 Ennahada 34 le FFS 19 et le RCD 19
août-septembre : des massacres à grande échelle ensanglantent le pays notamment à Benthalla et Sidi Hamed font plus de sept cent morts
28-29 août : massacres de villageois à Raïs (100 à 300 victimes)
5 septembre : massacre de Béni Messous sur les hauteurs d 'Alger : 120 personnes au moins sont tuées
21 septembre : l'AIS lance un appel à la trêve
23 octobre : le RND remporte officiellement les élections municipales en obtenant 55%des sièges devançant le FLN et le MSP (ex-Hamas)
27 octobre : manifestation de l'opposition à Alger pour dénoncer la "fraude massive "
25 décembre : désignation des membres du Conseil de la Nation, sorte de sénat, par le président de la République
décembre janvier : après une relative baisse d'intensité pendant l'automne, les massacres reprennent quelques jours avant le début du Ramadan faisant plus de 1000 victimes, les violences se déplacent notamment vers l'ouest algérien
19-20 janvier : visite d'une délégation de l'Union européenne. L'envoi de cette mission a été décidé face à la multiplication des tueries depuis le début du Ramadan
8-12 février : visite d'une délégation de 9 députés européens
25 juin : assassinat du chanteur berbère Lounès Matoub à Tizi-Ouzou. Les émeutes qui se produisent en Kabylie les jours suivants prennent un tour anti gouvernemental
22 juillet-3 août : une délégation de l'ONU séjourne en Algérie pour une mission d'information
septembre : Liamine Zéroual annonce sa démission et la tenue d'une élection présidentielle anticipée pour le mois de février 1999, quelques semaines plus tard le scrutin est repoussé au mois d'avril 1999
19 octobre : Mohamed Betchine, le plus proche collaborateur du président Zéroual démissionne de son poste de ministre conseiller à la présidence
14 décembre : démission du premier ministre Ahmed Ouyahia dans un climat de détérioration économique et sociale
janvier : début de la campagne présidentielle pour l'élection du 15 avril, 7 candidats sont en lice : Hocine Aït Ahmed, Abdelaziz Bouteflika, A. Djaballah, Y. El Khatib, Mouloud Hamrouche, M. Sifi et A. Taleb Ibrahimi.
14 avril : retrait de six des sept candidats qui se disputent la présidence pour protester contre des tentatives de fraude
15 avril : élection d'Abdelaziz Boutéflika considéré comme le cas du pouvoir. Les résultats officiels lui ont assuré 73,79% des suffrages exprimés par 60,25% des inscrits
6 juin : l'AIS bras armé du FIS confirme officiellement l'abandon de la lutte armée annoncé en 1997, et se place sous l'autorité de l'Etat. Le chef de FIS Abassi Madani annonce son soutien à cette initiative le 11 juin
4 juillet : le président Boutéflika annonce une loi sur la "concorde civile", soumise au parlement et au référendum
16 septembre : la loi sur la "concorde civile" qui prévoit une amnistie pour les islamistes qui n'auraient pas commis de crime de sang ou de viols, est adoptée par référendum avec 98,6% de "oui". Le référendum a été considéré par certains opposants comme destiné à redonner au président Boutéflika une légitimité que son élection ne lui a pas apportée
22 novembre : Abdelkader Hachani, un des dirigeants du FIS qui en assurait de fait la direction, est assassiné à Alger
26 décembre : présentation du premier gouvernement d'A. Boutéflika dirigé par Ahmed Benbitour.